16 juin 2010 | un message

Je demande un album de Kate Bush, un mange-disque qu’on me prête contre une dose de savon dissimulée sous la chasuble. Je m’habitue à ce petit commerce. Il ne vaut guère mieux qu’une heure de mon temps qui s’étire et que j’occupe en écrivant, dès le couvre-feu venu. Mais ces échanges m’amusent car je n’oublie pas mon âge à peine sorti des roses. Je voudrais l’adresse de Kate Bush en Angleterre. Lui dire Voilà, j’ai gardé le monde des sens et Babouchka. Ils rythment mes jours loin de tout, une lame de chansons pour matricule – comme c’est simple, en somme.