Se commencer
29 août 2004 | 8 commentaire
Le mardi, quinze heures, et le vendredi, neuf heures trente, ne plus prendre le métro qui roule tout seul, ligne quatorze, ne plus descendre à la station Madeleine, ne plus marcher dans sa rue jusqu’au portail noir, à côté de l’opticien qui a le même nom qu’elle, mais avec un seul f. Ne plus s’annoncer à l’interphone. Ne plus prendre l’ascenceur ou ne plus monter les escaliers, deuxième étage à droite. Ne plus sonner à la porte, ne plus entrer sur la pointe des pieds. Ne plus lire le National Geographic dans la salle d’attente, avec des ours blancs qui chassent sur la banquise. Ne plus l’entendre venir, ne plus faire la moitié du chemin jusqu’à elle, ne plus la laisser m’accueillir, ne plus lui serrer la main, ne plus nous sourire. Ne plus passer devant elle pour entrer dans la pièce blanche où dort le divan rouge. Ne plus sortir les billets pliés dans ma poche pour la payer, comme un trésor caché, cent-dix euros. Ne plus m’allonger, ne plus voir les fissures du plafond. Ne plus entendre son silence. Ne plus imaginer ses jambes. Ne plus parler pour faire du sens, trente minutes, et réussir ma vie, un peu plus de trente minutes. Ne plus tout cela. Ne plus, parce qu’il faut bien finir un jour et que tout s’est très bien passé. Long voyage, beau cadeau, belle histoire, dix années. A présent, la vie continue parce qu’elle a commencé. C’était bien, et je porte à jamais les fruits de ce que j’ai laissé et reçu là-bas.
C’est bien.
… Bonne nouvelle, il y a tout le reste qui t’attend. Et c’est beaucoup. Et je te jure que c’est une VRAIE bonne nouvelle.
Le National Geographic dans la salle d’attente, je me souviens de ce poème d’Elizabeth Bishop, “In the Waiting Room”, où le journal se fait le réceptacle des fantômes du passé.
quand mamere a voyage
un matin je suis reveille et maman voyageais.Je disais quand elle voyage je ne vais pas pleure.Je suis partis pour lui dit aure voir mes larmes en commence a coules et je me taisais plus.Je suis partis a l ecole je suis revenu a la maison je suis monte a la chambre de ma mere et j ai vu tous etais vide et j ai commence a pleure.
Alors c’est que tu n’en n’as plus besoin !
Dix années ? C’est long !!!
Magnifique … je suis, une fois de plus, trés ému ….
Merci
Content pour toi que tu y sois parvenu, moi j’ai abondonné.
Bonsoir
Vraiment vous avez une tres belle plume et se serais un honneur que vous veniez laisser un petit commentaire au pere noel qui est venu se rechaufer sur notre blog
Amicalement Coco & Rico